RELICS

PRODUCTION ASSISTANT :

Marie Ivol

THANKS :

Malak Mebkhout, Michel Mouyal.

PHOTO :

© HEAD – Genève, Dylan Perrenoud

Wooden pieces, believed to be parts of the original cross on which Jesus was crucified, have been found all around the world. They are still venerated today. But if you would attempt to assemble these parts, you would find yourself with more fragments than needed to form a single cross. These relics are evidence manufactured to support the stories of the Bible. 

The Vatican, as well as many other cathedrals promote these wooden pieces as sacred relics, but many scientists or theologians question their authenticity. There does not seem to be enough historical evidence to really state whether these pieces are authentic.

My first step was to catalogue all of these relics by creating a book in which I mapped their locations. Imagining an alternative scenario for the end of the life of Jesus, I created a boat based on the approximate number of crosses that could be reassembled using the existing relics. My goal was to attribute a new function the excess relics and highlight the ways in which history can be manipulated.

The project shows how objects can be used or misused as evidentiary material to add credibility to stories that are of importance to our current society.  I seek to bring a fresh critical eye on the role and impact of our designed objects.

Religions are known to possess a multitude of objects and representations in order to support their doctrines. In this project, I was especially interested in using fake stories and and interpretative errors to create new stories and to modify the Christian iconography.

FR

Aux quatre coins du monde, de nombreux morceaux de bois ayant soi-disant appartenu à la croix sur laquelle Jésus a été crucifié ont été retrouvés. Beaucoup de ces reliques continuent aujourd’hui d’être vénérées. Cependant, la réunion de tous ces fragments isolés formerait bien plus qu’une seule et unique croix. Les reliques de Jésus constituent des preuves qui permettent d’appuyer les histoires de la Bible. Si d’un côté le Vatican ainsi que de nombreuses cathédrales présentent ces reliques de croix comme authentiques, de nombreux scientifiques ou théologiens contestent la validité de celles-ci.Cependant, les reliques de Jésus manquent de données historiques pour trancher entre l’historicité et la légende, et pour pouvoir dire si ce sont des fragments authentiques ou des artéfacts légendaires.

Ma première étape a été de répertorier l’ensemble des reliques de croix dispersées à travers le monde. Leurs emplacements originaux sont inventoriés dans une carte détaillée, exposant leur localisation précise. Un livre sous forme de catalogue montre les différents reliquaires en images. À la suite de cette investigation, j’ai imaginé un scénario alternatif à la fin de la vie de Jésus en utilisant la même masse de bois que celle recensée. Cette adaptation redispose les 0,47m3 des reliques répertoriées sous forme d’un bateau.

Dans ce projet, je réinterprète un moment iconique de l’histoire du christianisme. Cette perspective remet en question la manière dont les évènements passés sont racontés, en montrant que l’histoire est toujours une question d’interprétation. Je montre aussi comment les objets peuvent être utilisés en tant qu’éléments de preuve pour soutenir des histoires. Ce projet est un constat sur la religion qui produit une quantité de représentations et d’objets. Mon intérêt s’est porté sur la façon dont les erreurs,le faux et les lacunes dans les connaissances peuvent créer des nouvelles histoires.